À quand la pandémie écologique ?

Un virus qui tue des millions de personnes ? Le combat collectif est unanime. Mais un mode de vie qui détruit les milliards de vie à venir ? Là, la question fait tabac.


Ce n’est pas une pandémie qui arrêtera les manifestations des jeunes et leur soutien pour notre planète. Au contraire, la crise sanitaire a fait prendre conscience aux citoyens du monde entier de la fragilité de l’avenir. Aujourd’hui, nous nous cachons derrière des masques en tissu, peut-être demain nos enfants seront-ils greffés à des masques à oxygène ? Nombreuses sont les marches organisées à Lille et ailleurs partout dans le monde pour dénoncer l’inaction, dénoncer l’aveuglement, et dénoncer les priorités de nos gouvernements.


Crédits : Louise Fournier


Pour comprendre cela, Le Canari a interviewé trois étudiants ayant participé à ces manifestations : Maelys Renan, Thomas Dufermont, Camille Allaire et Adélaïde Jacquet. Ils expliquent l’importance de la politisation des jeunes, car ce sont eux, l’avenir. Ils constituent une arme substantielle pour faire changer les choses. Ils le savent, et ils le disent : il faut d’abord changer les comportements individuels. Un tout, c’est d’abord une somme ; cette somme, c’est nous face à notre miroir.


“Aujourd’hui dissocier l’environnement de la politique, c’est se tirer une balle dans le pied et celui de toutes les générations à venir”.


Pourquoi les jeunes ? Car ce sont les premiers impactés. C’est eux qui sont les victimes du problème et en même temps sa solution. Hier, la situation n’était pas relatée, demain elle ne sera pas rattrapable.


C’est le monde qu’on nous laisse, pas celui qu’on laissera.”


Pour commencer à changer les comportements ils proposent de privilégier le local et être conscient des impacts de la globalisation du marché consumériste : consommer moins de neuf, des produits éco-responsables, privilégier les transports en commun, consommer végétarien plus souvent, quantifier notre consommation en ressources naturelles telles que l’eau, bref, tant de gestes simples et qui, accumulés, font la différence.


“ Aujourd’hui, il existe des applications pour acheter en fonction des saisons, ou pour récupérer le surplus des restaurateurs. Dire que c’est compliqué, c’est de la mauvaise foi.”


Crédits : Louise Fournier


Au-delà de notre quotidien, tous s’accordent à demander une véritable politisation du sujet et de véritables mesures.


“Sur les 150 mesures étudiées, seulement 13 ont été mises en place !”

“Je ne vois pas de différence avec les mesures liées à la pandémie, il en va de notre survie également !”


Lucides, ils ont conscience du système des lobbies et de leur influence dans notre système politique. Pour la réguler, nos interviewés prônent une demande consciente vers des entreprises plus responsables et ce, afin d’influencer le marché.


Bien sûr que le changement fait peur, mais on n’a même pas essayé - C’est avant tout un état d’esprit à adopter”.

“Grâce à mes grands-mères je peux respirer librement sans assistance masculine, et bien grâce à sa mère, ma fille pourra respirer sans assistance médicale.”


En bref, ne te méprends pas, c’est un petit pas pour le manifestant, mais un grand pas pour l’avenir de notre planète.


Un grand merci à Maëlys, Thomas, Camille et Adélaïde !




Jeanne Dufour et Lola Vanhaverbeke

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