Brett Kava-nope, une arrivée déchirante


Le dernier mois fut compliqué pour nos voisins outre-Atlantique et c’est ce dimanche que le passage de Brett M. Kavanaugh a clos le débat, ou en a t-il fait une porte béante ?

50-48. Ce sont les chiffres à retenir. Cinquante voix pour, quarante-huit contre. Un écart minime qui fait bien toute la différence et offre une place à vie au juge Kavanaugh.

Mais qui est-il ? Ce natif de Washington aux valeurs républicaines revendiquées a débuté dans la magistrature, en tant qu’assistant d’un ancien membre de la Cour Suprême. Diplômé de Yale, c’est d’ailleurs dans cette université qu’il aurait exhibé son sexe devant une étudiante. Il s’est fait connaître aux côtés de G. Bush, en tant que collaborateur direct et depuis une décennie, il siégeait à la Cour d’appel. Parcours brillant pour ce père de famille et homme politique soit-disant exemplaire. Tout s’effondre donc lorsque Donald J. Trump le propose comme l’un des neuf juges de la Cour Suprême.

L’enquête obligatoire sur le passé du candidat est compromise mi-septembre. A 53 ans, voilà que Brett Kavanaugh se fait accuser par le Docteur Christine B. Ford. Elle l’aurait côtoyé au lycée et le juge, en état d’ivresse, aurait tenté de la violer. Il avait 17 ans à l’époque et C. Ford, 15 ans. Le témoignage émouvant de la professeure devant le Sénat révolte les foules déjà bouillonnantes. Elle est sûre « à 100% » de l’identité de son agresseur.

Situation qui s’empire lorsqu’un ancien camarade certifie que Kavanaugh avait menti, sous serment donc, sur son penchant pour l’alcool durant ses années universitaires. Seulement, la voix brisée de Christine Ford et cette seconde déclaration n’a pas fait obstacle à la montée en puissance du juge au fort tempérament, dont nous avons pu être témoins lors de l’audition.

50-48, un serment en cérémonie privée, et l’institution est immergée dans le camp conservateur. Brett Kavanaugh rejoint la plus haute juridiction du pays, celle qui vérifie la constitutionnalité des lois et arbitre les conflits les plus délicats de la société américaine tel que l’avortement, l’environnement, les armes à feu …

#BelieveWomen, #BelieveSurvivors, l’an I de #MeeToo est plus explosif que jamais. Cette victoire de Trump nous plonge dans l’idée que le viol n’est pas à blâmer, que ce type d’actions n’entravera pas les carrières.

Le POTUS semble aimer jeter de l’huile sur le feu et bafoue encore une fois les femmes, qui elles, ne sont pas prêtes de s’arrêter à de simples hashtags.


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