Convention d’investiture d’Anne Hidalgo

Dernière mise à jour : 17 déc. 2021

LE CANARI Y ETAIT !


La réunion d’une famille politique


Samedi 23 octobre au Grand Palais de Lille, c’était toute une famille politique qui se réunissait. Autour de la candidate du Parti Socialiste Anne Hidalgo, des citoyens de tout âge et de toutes origines ont montré leurs enthousiasmes de voir démarrer la campagne pour les présidentielles de 2021 de leurs partis de cœur, un parti jugé fragile et voué à l’échec selon les médias et les sondages. La Gauche présente à ce rassemblement s’est pourtant montrée unifiée et forte, de son héritage politico-historique mais aussi de ses soutiens politiques, présents ou non. Accueillis chaleureusement par la maire de Lille Martine Aubry, des figures fortes du PS ont fait le déplacement : Olivier Faure en tant que Secrétaire Général du PS, mais aussi l’ancien ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, ou encore Najat Vallaud-Belkacem, également ministre sous François Hollande. La candidate socialiste se voit également soutenue par des dirigeants socialistes européens qui ont souhaité lui adresser des messages cette fois derrière une caméra : Antonio Costa pour le Portugal, Giuseppe Sala pour Milan, ainsi que le bourgmestre de Bruxelles qui lui a tenu un discours de soutien au Grand Palais.



Un défi à relever


Dans tous ceux qui ont pris la parole, pas un n’a manqué de mentionner la crise politique actuelle ainsi que les « dangers pour la France » qui apparaissent dans ces débuts de campagne. Evoquant les discours populistes, la crise économique ou encore la flambée des inégalités socio-économiques qui ont jailli pendant la crise sanitaire, ce bilan effectué d’entrée de jeu laisse place à un message d’espoir : celui que la France aurait besoin d’Anne Hidalgo pour se redresser, qu’elle aurait besoin de la Gauche pour répondre aux défis sociaux mais aussi écologiques, un sujet récurrent tout au long de ce rassemblement, comme il l’est dans le débat social et politique. Sur ce sujet, les militants n’ont pas été surpris, la possibilité d’une « alliance populaire » avec les Verts ou la France Insoumise a été écartée durant ce meeting, malgré l’avis favorable d’une grande partie des électeurs de gauche, à savoir 49% selon un sondage France Info. Au contraire, Anne Hidalgo fut célébrée comme l’unique représentante du PS, riche de son engagement à la ville de Paris mais aussi de l’ensemble de l‘héritage de cette famille politique, qui a connu le succès avec l’élection de François Mitterrand en 1981, mais dont la France doit aussi un bon nombre de ses politiques sociales ou de son système de santé.



Son discours d’intronisation, un premier jet de sa politique


La candidate Anne Hidalgo a fait monter le suspens auprès des militants en prononçant son premier discours au sein d’un meeting du PS à la toute fin de ce rassemblement. Elle y partage sa joie de participer à cet évènement mais également sa gravité face à l’inquiétude et à la colère des citoyens français, auxquelles elle veut répondre en se battant pour plus de justice en France, en refusant « l’exclusion des plus faibles » et en réinjectant du « sérieux dans les réformes » ; en réaction à l’ensemble des politiques pratiquées par Emmanuel Macron. Sa méthode : « la Démocratie, partout et tout le temps », autour d’une équipe d’élus locaux, maires et présidents de régions. Elle compte appliquer celle-ci autour de plusieurs grands objectifs, portant sur un certain nombre de réformes sociales, mais aussi sur la lutte contre le réchauffement climatique, l’égalité femmes-hommes ou encore l’engagement européen. Elle a ainsi dressé un premier jet de son programme présidentiel et a ; par la même occasion ; rappelé les valeurs qu’elle compte porter, ses priorités, mais avant tout son projet d’avenir pour le pays qu’elle souhaite représenter.

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