ESPOMUN passe le week-end avec vous

Pour cette fin de semaine, du 7 au 9 février, certains étudiants se préparent à un programme chargé en diplomatie, débats et art oratoire. L’organisation ESPOMUN organise en effet des MUN toute la journée du samedi et du dimanche, qui seront couverts et relatés par Le Canari.

Avant de revenir sur le déroulement de ce week-end, je vous propose une courte description et explication de cette association aujourd’hui emblématique à ESPOL mais parfois peut connu quant à son fonctionnement.


Depuis sa création en 2015, l’association ESPOMUN a pris de l’ampleur et de l’assurance dans le domaine des MUN. Mais pour comprendre le fonctionnement de cette association, il faut expliquer ce qu’est réellement un “MUN“.

Les Model United Nations, sont des simulations des conférences des Nations Unies durant lesquelles les étudiants débattent autour d’un sujet d’actualité choisi au préalable. Ces simulations suivent un déroulement presque mécanique et très encadré. Des comités sont d’abord mis en place, à l’effigie de ceux de l’ONU, au sein desquels chaque étudiant va représenter un pays et défendre la position de celui-ci vis-à-vis du sujet et de la problématique choisi. La simulation est rythmée par des prises de paroles, des temps de débat, tout un rouage bien défini, dicté par les règles strictes de procédures des Nations Unies. Tout comme à l’ONU, la séance se clos par une résolution écrite qui pose sur papier les solutions trouvées et met fin aux débats.


Les MUN sont très reconnus dans le domaine universitaire mondial et apportent une vrai valeur ajoutée dans le parcours d’un étudiant. C’est en effet un réel exercice de diplomatie qui permet d’acquérir de vraies compétences pour parler en public, améliorer son art oratoire en anglais comme en français, se professionnaliser en terme de relations internationales, etc. En plus de proposer cette première vraie expérience sur la scène internationale, l’association ESPOMUN permet également de pouvoir voyager, notamment lors du WorldMUN, qui se déroulera cette année à Tokyo, et donc de rencontrer d’autres étudiants passionnés.


Ce week-end, c’est à l’initiative d’ESPOMUN, entre ses membres, que se déroulera les simulations. Quatre comités ont été mis en place, c’est-à-dire quatre sujets différents autour desquels les étudiants vont pouvoir débattre:

- « UN Women » avec le sujet: The Female Body and Freewill

- « Social, cultural and humanitarian committee » avec le sujet: Media Censorship and the Treatment of Journalists

- « Crisis Committee » avec le sujet: Second Cold War: Back to the Future


La cérémonie d’ouverture se tiendra dès le vendredi 7 février au soir, avec le grand privilège de recevoir l’Ambassadeur Alain Le Roy. ESPOMUN accueille tous ceux qui le souhaite, donc venez nombreux !


Interview d’Elise Loth, en Licence 2 de Relations Internationales, Présidente de l’association ESPOMUN.


- Quelles ont été tes motivations pour reprendre la direction de cette association ? Est-ce que peut-être tu avais déjà participé à des MUN avant ?

Oui, j’ai découvert Model United Nation quand j’étais au lycée en faisait mon premier MUN, et en arrivant à ESPOL j’ai vu qu’il y avait l’association donc dès la L1 j'en suis devenu membre. J’ai participé aux simulations organisées au premier semestre, et à la fin du premier semestre j’ai candidaté pour participer au WorldMUN 2019 organisé par Harvard à Madrid. J’ai été sélectionnée, donc je suis partie au mois de mars pour représenter ESPOMUN et suite à ma participation on nous a dis qu’il fallait reprendre l’association l’année prochaine. Donc comme cela va être fait en fin d’année, on ouvre les candidatures et entretiens à tous ceux qui veulent. J’avais très envie de reprendre la Présidence parce que pour moi les MUN c’est génial, c’est la pratique de tout ce qu’on apprend en cours de droit, sciences politiques, relations internationales, etc. C’est un moment où se mêlent les enjeux geopolitics actuels et le coté fun des MUN. Parce qu’il ne faut pas oublier que c’est une simulation, un jeu, un rôle qu’on prend. C’est le moment où on peut réfléchir à de vraies solutions tout en restant dans l’esprit bonne enfant entre nous.


- Est-ce-que l’association doit avoir une reconnaissance supérieure, par exemple des Nations Unis, pour pouvoir participer à des MUN nationaux ou internationaux ?


Dans le cadre du World MUN, les résolutions prises sont envoyées à l’ONU directement mais c’est vraiment seulement pour les gros MUN, qui se passent d’ailleurs parfois au sein même des institutions de l’ONU. Mais sinon non, une association de MUN n’est pas déclarée auprès de l’ONU mais auprès de son l’école.

Dans le cadre d‘ESPOMUN, l’association étant indépendante du BDE, on est déclaré aussi à la préfecture donc au niveau du département et de la région. Apres si l’association le veut, on peut envoyer un message à l’ONU pour être déclarée. Pour ESPOMUN, cette année on a réussi à avoir un gros sponsor qui est l’AFNU (l’Association Française des Nations Unies) qui s’engage à représenter l’ONU dans toute la France et à mieux la faire connaitre auprès des jeunes. C’est ESPOMUN qui a fait la démarche de proposer ce partenariat qui a d’ailleurs été très bien reçu par l’AFNU. Ils nous aident donc financièrement mais aussi pour les contacts avec notamment les invités d’honneurs, pour les conférences comme le général Dominique Trinquand ou encore l’Ambassadeur Alain Le Roy qui viendra ce week-end, qu’ils contactent pour nous et font en sorte qu’ils puissent venir à nos événements.

Et donc puisqu’on est en partenariat avec eux, l’AFNU étant reconnu par l’ONU, on a donc oui en quelque sorte un lien indirect avec l’ONU.


- Comment se passe le recrutement des membres de l’association ? Est-ce vous attendez des candidats d’avoir des qualités particulières ?


C’est vrai que faire un MUN demande beaucoup de recherches. Mais pour le recrutement, il est ouvert à tout ceux qui en ont envie et sont motivés. Les entretiens se font par pôles et on se base principalement sur la motivation. En fonction de ceux-ci il faut quand même avoir des idées, des projets, savoir gérer un budget par exemple pour le pôle trésorerie, mais on recrute même des gens qui n’ont jamais fait de MUN avant. Dans ces cas-là, ils suivent les cours que nous on donne et au final cette année, certains ont déjà fait leur première simulation notamment à l’institut du monde arabe avec SciencePo Menton.

Si on est motivé et qu’on s’investi, tout le monde peut le faire.


- Comment sont décidés les sujets des comités, ceux du weekend du 8 février par exemple ?


C’est le STAF, le bureau qui décide de ce qu’on propose. Même une grande conférence comme Harvard, c’est le bureau organisateur qui décidera des comités et ensuite des sujets. Pour ce week-end par exemple, on a d’abord fait une liste de comités qu’on pensait intéressants et plutôt variés, pour avoir plusieurs types de problématiques. Après on doit forcément les réduire, puisqu’on ne peut pas tous les prendre. On essaye d’offrir une large variété aux gens. Et pareil pour les problèmes, une fois qu’on a choisi si ce sera plus de l’environnement, du culturel, de la crise, de la guerre, on s’appuie ensuite sur un sujet spécifique qu’on essaye de bien délimiter. Ensuite chaque chaire de comités, c’est-à-dire chaque personne qui représente le comité vont choisir le sujet. Un background guide est ensuite écrit, c’est le guide qui va justement délimiter le sujet et la problématique, pour que tout le monde arrive à parler de la même chose, à se mettre d’accord sur les débats, sinon ça ne finit plus! Chaque personne interprète le sujet un peu à sa façon et donc nous ont délimite ça avec le guide.


Propos recueillis par Lucie Girardin

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