Greta Thunberg, le visage de la lutte des jeunes pour une planète saine

Vous l’avez sûrement vue apparaître sur vos fils d’actualités sur Facebook, Greta Thunberg, jeune activiste écologiste de 16 ans, estdevenue l’égérie de la lutte pour le climat.

L’été dernier, en Suède, les températures ont battu de nouveaux records. Bien que les amoureux du soleil aient pu profiter de ce bonus de chaleur inédit, d’autres ont préféré s’alerter sur le problème évident du dérèglement du climat

Ce fut le point de déclenchement de la lutte de Greta Thunberg contre le réchauffement climatique.

Chaque vendredi depuis ce jour, la jeune suédoise, alors âgée de 15 ans, entreprend une « grève scolaire pour le climat », en se présentant devant le Parlement suédois avec une pancarte dans le but d’alerter l’attention des dirigeants. « J'ai essayé d'amener des gens à se joindre à moi, mais personne n’était vraiment intéressé donc j’ai dû le faire moi-même » déclare-t-elle au magazine The Rolling Stones.

Image: Life and Soul magazine

Cependant, Greta a attisé rapidement l’attention de la presse suédoise qui a rapidement afflué autour de son engagement. Au bout d’une semaine de grève, elle a vite été rejoint par d’autres partisans.

Greta est donc, à 16 ans, propulsée sur le devant la scène de la lutte pour le climat. Une position pourtant inhabituelle pour une fille atteinte du syndrome Asperger, la rendant introvertie et silencieuse. « Je ne parle que quand c’est nécessaire » déclare-t-elleen novembre dernier à Stockholm lors d'une conférence TED, assumant son diagnostic.

C’est véritablement son intervention en décembre dernier à la COP 24 pour la conférence climat de l'ONU que la jeune lycéenne fait entendre son opinion. Elle interpelle les futures générations grâce aux nombreux partages de son discours sur les réseaux sociaux, elle souhaite que les futures générations ouvrent les yeux sur l’inaction de certains dirigeants à propos du problème climatique : « Vous dites que vous aimez vos enfants plus que tout et pourtant vous volez leur futur devant leurs yeux », lance-t-elle alors à la tribune en face de représentants de 200 pays.

Image: Nation Of Change

Elle devient dès lors la fondatrice inattendue d’un mouvement de jeunesse pour un avenir sûr et sain. Le mouvement « Fridays for future » a pris de l'ampleur dans plusieurs pays européens avec une jeunesse qui s’engage pour une lutte cruciale.

En Belgique, Anuna De Wever et Kyra Gantois, deux lycéennes flamandes, font entendre leur voix dans la lignée de Greta Thunberg. Elles ont notamment créé la page Facebook « Youth for Climate », sur laquelle elles appellent les jeunes à descendre dans la rue. Quelques jours plus tard, 3 000 personnes répondent présent et réclament des actions concrètes de la part des politiques en matière d'écologie.

Les deux jeunes femmes deviennent d’autant plus convoitées à l’approche des élections européennes ; les partis belges les sollicitant afin d’attirer des voix. Anuna De Wever, déclare à Brut le 7 février dernier qu’elle préfère pourtant garder ses distances : « Je n'ai pas vraiment confiance dans le système politique ».

Face à des politiques qui ferment les yeux sur l’imminence du danger pour les générations futures, nombreux restent les jeunes qui n’osent pas se prononcer. Étant issus d’une génération qui trop souvent est désintéressée de la politique nationale. Ils considèrent les représentants comme des personnages vus et revus, auxquels ils ne s’identifient pas.

Mais là est donc le pouvoir de Greta : la jeunesse. Elle est la porte-parole de jeunes qui commencent dorénavant à entrevoir que le climat est un enjeu qui les concerne tout particulièrement. Bien que l’abstention reste un problème trop saillant pour montrer une véritable marge d’action, Greta se dresse face à cela : « Je suis trop jeune. Je ne peux pas voter mais je dois aller à l'école, c'est donc une manière de faire entendre ma voix ». Ainsi, elle démontre sa persuasion de changer l’horizon des politiques environnementales.

Par son engagement,initialement personnel, la jeune femme enclenche en ce début d’année un réel mouvement global : « Global School Strikes for the Future » qui prévoit de réunir ce 15 mars les étudiants de plus de 50 pays pour une grève scolaire générale dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.

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