Journées de la Presse Européenne : Comment rendre l'Europe sexy pour la faire vivre au quotidien?

Dernière mise à jour : 13 nov. 2020


Fabien Cazenave (en haut, à gauche), Catherine André (en haut, à droite), Hervé Moritz (en bas)
Fabien Cazenave (en haut, à gauche), Catherine André (en haut, à droite), Hervé Moritz (en bas)

Le 24 octobre 2020, à l’occasion des Journées de la Presse Européenne organisées par le journal Le Taurillon, Hervé Moritz, ancien président des Jeunes Européens France (2017-2019) et ancien rédacteur en chef du Taurillon de 2014 à 2016, a réuni Catherine André, vice-présidente de l’association des journalistes européens et cofondatrice de Vox Europe, ainsi que Fabien Cazenave, journaliste pour Ouest France, pour débattre sur la question : « Comment rendre l’Europe sexy pour la faire vivre au quotidien ? »


« L’Europe au quotidien »

L’Europe, ce n’est pas seulement des institutions complexes et des enjeux loin de tout un chacun. Et oui ! Les grands thèmes touchent tous les Européens, et les enjeux traversent les frontières. Que ce soit les décisions prises concernant la pêche, la politique agricole commune (rappelons que, par exemple, la Mayenne perçoit 120 millions d’euros par an), ou encore la crise climatique et la montée du libéralisme ; chaque citoyen est concerné, aussi bien les ruraux que les urbains. L’actualité européenne peut aussi prendre forme dans des sujets locaux, comme le souligne Fabrice Cazenave.

On reproche souvent à l’Europe sa complexité, la technicité de ses institutions. Pour « sauter » cet obstacle et attirer les lecteurs, Fabrice Cazenave insiste sur le fait qu’il y a un effort permanent de rappel des fonctions de chaque institution. Mais il ne faut pas exagérer la technicité de l’Union européenne : les élections américaines sont bien plus compliquées alors que davantage suivies…

Il faut aller droit au but, et s’intéresser aux enjeux. Il faut également savoir aller directement sur le terrain : la question de l’avortement en Pologne intéresse les lecteurs, entre autres. D’après Catherine André, pour faire de la « bonne vulgarisation », il y a un équilibre constant à trouver entre rentrer dans les questions techniques pour aborder les enjeux qui s’y trouvent, et ne pas aller trop dans les détails pour ne pas rebuter le lecteur.

« L’Europe sexy »

Pour Catherine André, « sexy » n’est pas le bon terme. L’Europe est déjà intéressante : il faut simplement aborder des points de vue différents pour rendre le sujet encore plus vivant. Il faut dépasser la moindre couverture médiatique de l’Europe, en France notamment. Fabrice Cazenave ajoute qu’il est important de briser les préjugés selon lesquels l’actualité européenne est ennuyante.

« Il faudrait européaniser l’information » nationale et internationale, nous dit Fabrice Cazenave. Il s’agit de présenter les sujets européens comme étant des sujets aussi intéressants que les thématiques nationales et mondiales, puisque cela nous permettrait d’apprendre les uns des autres. Les évènements culturels et sportifs peuvent être une bonne porte d’entrée vers des sujets plus politiques et économiques. Il est toujours passionnant de découvrir la réalité de personnes qui racontent ce qu’elles vivent et comment elles le font.

La conférence se termine sur la question de la « mal-information ». Nos deux journalistes répondent en chœur : il faut varier les formes d’informations et aller à la pêche aux bons articles. Ce n’est pas un secret que la couverture européenne est faible sur les actualités télévisées. Et les algorithmes ne facilitent pas les choses ; mais nous avons là un autre sujet de débat…


Maxime Thébaud

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