L’économie en bref


Plan social chez Alcatel, l’économie de la vie

Philippe Huguen / AFP


Après avoir racheté Alcatel il y a 4 ans maintenant, Nokia décide de mettre en place un plan social. L’accord avec Bercy sur les emplois semble oublié. Deux postes sur trois soit 1 233 emplois devraient être supprimés. Cette volonté de licenciement n’est en réalité pas la première. Alcatel avait déjà pour projet de supprimer 400 postes « sur la base du volontariat » fin juin dernier. Finalement, changement de programme. Alcatel prévoit de prolonger son plan social jusque fin 2020 et 40 licenciements seront contraints. Ce dû, en partie, à la crise sanitaire qui n’a rien arrangé à la situation économique de l’entreprise. Les syndicats quant à eux, attendent de Bercy « des actes ». Il faut faire des économies certes, mais celle de la main d’œuvre est-elle celle à faire ? Chez Alcatel la décision est prise.




L’impact économique d’une crise sanitaire : la France relance !

Eric TSCHAEN/REA pour Alternatives économiques.


La pandémie mondiale a entrainé l’arrêt cinglant de l’économie. Cet arrêt a très logiquement impacté chacun d’entre nous. Le droit d’entreprendre de plus en plus défendu en France s’est vu entaché. Les appels à l’aide raisonnent dans les secteurs du tourisme, de la restauration mais aussi chez les PME, auto-entrepreneurs, et autres starts-up.


Voici les réponses économiques initiées par le gouvernement :

- Une baisse des impôts sur les sociétés, elle se place dans les mesures de relance conjoncturelle. Cependant cette relance, sans financement, pourrait annoncer un retour à l’austérité.

- Une baisse des impôts de production. Le but : améliorer la compétitivité des entreprises.

- Un renforcement des fonds propres des entreprises. Afin de continuer d’encourager les PME/TPE et ETI à l’investissement.

- Le soutien à l’export, qui permettra de maintenir la balance commerciale française.

- Une aide pour la maîtrise et la diffusion du numérique.

- La création d’un dispositif d’activité partielle longue durée. Qui permettra une indemnisation à hauteur de 70% du salaire brut. Le tout adaptable selon l’évolution de la situation sanitaire.

- Le renforcement du fond national pour l’emploi, dont l’objectif est d’encourager la formation. Des moyens supplémentaires pour « 1 jeune 1 solution » sont également prévus.

- Une aide à l’embauche, pour les jeunes de moins de 26 ans et pour les contrats d’alternance.


Partiellement adopté, le budget sera validé ou modifié pour janvier.



Les assureurs, ou ceux qui sortent gagnants d’une pandémie mondiale


Nombre d’assurés ont essayé de demander une indemnisation au lendemain du confinement. Mais au contraire de l’aide attendue un cauchemar a commencé. Les assureurs ont plaidé le fait que la pandémie n’était pas « mutualisable » car elle touchait tout le monde. Bercy a donc exigé la transparence concernant les indemnisations. L’autorité de contrôle prudentiel et de résolution, autorité de régulation des banques et assurances françaises, prend en charge les enquêtes concernant les garanties en pertes d’exploitation. Alors que ces dernières sont normalement prises en charge dans la plupart des contrats d’assurance professionnels. Le gouvernement appelle les assureurs à répondre aux besoins de leurs assurés gravement touchés par cette crise sans précédent.




Vaccins et business, on en oublierait les droits humains !

La course au vaccin inquiète. Le vaccin contre le Coronavirus met en concurrence grand et petit laboratoire pharmaceutique. Chacun essayant d’être le premier à trouver l’échappatoire à la pandémie. Mais cette course semble être moins basée sur la volonté de sauver des vies que d’obtenir le plus gros bénéfice. On ajoutera à ce problème de vente et de chiffre d’affaire, la problématique de l’accès au futur vaccin. Les pays riches, représentant 13% de la population mondiale, ont déjà pré acheté la moitié des doses. Se pose alors la question de l’accès au vaccin pour le reste de la population…


En parallèle d’autre chiffres inquiètes. Selon une enquête IPSOS, un individu sur quatre dans le monde ne serait pas prêt à se faire vacciner contre le coronavirus. Cette décision repose pour une grande partie sur l’absence de connaissance sur les effets secondaires du vaccin. Arnaud Bernaert, responsable des initiatives santé du forum Économique Mondial considère que « le manque de confiance de 26 % dans le vaccin est suffisamment important pour compromettre l’efficacité du déploiement d’un vaccin contre la Covid-19. »

Finalement le vaccin contre le coronavirus est-il vraiment la poule aux œufs d’or ?




Ellyn Guignaud


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