L’Olympique lyonnais : origine d’une évolution en faveur du sport féminin


Depuis plusieurs années, à Lyon, certaines équipes brillent par leurs palmarès. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ceci se déroule à l’ombre des projecteurs, chez l'équipe féminine de l’Olympique Lyonnais. Retour sur le point de départ d’un changement qui concerne le monde du sport collectif.


Crédits : Steffen Prößdorf

En 2004, Jean-Michel Aulas, en rachetant le FC Lyon pour intégrer une équipe féminine à son projet sportif, surprend. En effet, à cette époque, le sport féminin, hormis dans les disciplines olympiques, n’est pas médiatisé du tout et n’attire pas les regards. Quinze ans après, le projet a démontré son intérêt et un réel engouement auprès du public. En effet, le palmarès de cette équipe est un symbole de réussite pour le football français. Les quatorze titres consécutifs en Division 1, le championnat de France, laisse pâlir. Mais cela ne s’arrête pas à nos frontières tricolores, puisqu’au niveau européen, l’OL cumule depuis 2011 pas moins de sept titres en Ligue des champions, les enchainant depuis 2005.

Cette tendance est due à une volonté de la part de la direction du club de promouvoir le sport féminin autant que sa variante masculine. La culture de la gagne, d’après Jean-Michel Aulas, s’inscrit donc sur le plan sportif autant qu’humain. « Nous ne voulons pas seulement nous battre pour des titres, mais aussi faire du football féminin un élément absolument essentiel et super positif du succès de tout le club. » Cet esprit de la part de l’OL a amené, au niveau européen, de plus en plus de clubs à mettre en avant leurs équipes féminines. L’OL, face à la hausse générale du niveau, a augmenté son investissement afin de continuer à dominer les débats sur le plan sportif.

Au-delà des autres équipes, les événements importants du monde du football se sont mis à la page. On a observé la création du ballon d’or féminin en 2018 par France football. Durant les deux éditions, 3 joueuses de l’OL ont été sur le podium, dont une victoire de la Norvégienne Ada Hegerberg.

On voit par ailleurs que cet idéal paritaire s’étend à d’autres sports, comme le basketball. À Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise, l’équipe féminine de l'ASVEL a remporté en mai dernier son premier titre de championnes de France. Son président, l’ex-joueur de NBA Tony Parker, avait annoncé vouloir mettre en place un traitement aussi égal que possible avec l’équipe masculine.

Malgré tout, la situation est encore loin d’être parfaite, que ce soit au niveau de l'audience ou encore en termes de salaires. Les joueuses de grandes équipes comme l’OL gagnent en moyenne 4000 € brut, et tirent leurs revenus de contrats publicitaires, pour celles dont l’image est appréciée.


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