Le Coronavirus, une bonne nouvelle pour le climat ?

Le monde fait aujourd’hui face à une crise sanitaire face à l’avancement rapide du Covid-19. Cette situation de « stand-by » a entraîné un quasi-arrêt de l’économie mondiale.

A travers le ralenti extrême des usines, on observe une chute des émissions de gaz à effet de serre partout autour du globe.

Alors que l’urgence climatique exige une baisse drastique de nos émissions, la crise du coronavirus ne serait donc t-elle pas la solution ?

Prenons l’exemple des trafics, qui font partis des premiers effets dévastateurs qui menacent nos écosystèmes. Avec 35 % des émissions globales, le secteur des transports est le premier émetteur de dioxyde de carbone (Co2) en France. Mais ce secteur est le premier perdant de la crise du coronavirus ! Les usines ferment, les compagnies d’aviation s’arrêtent, les ports stagnent et le tourisme chute. Et alors que l’économie souffre, la pollution baisse.

Source : Brut



En Chine, on observe en effet un impact spectaculaire du coronavirus sur la pollution. Des satellites de surveillance de la pollution de la Nasa nous montrent en effet des diminutions importantes du dioxyde d’azote.


Et si cette baisse de la pollution est pour l’instant concentrée en Asie, elle pourrait bientôt atteindre l’Europe. Néanmoins, gardons à l'esprit qu'un redouté « corona crash » économique ne saurait certainement pas résoudre la crise climatique globale.





Au contraire, beaucoup démontrent qu’une telle crise entraînerait une hausse des émissions. En 2008/09, la crise financière avait été suivie d’une augmentation de la production de dioxyde de carbone de 4% dans les pays riches.

Sébastien Jean, déclare dans Le Monde : « Beaucoup d’observateurs prennent exemple sur l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), qui avait vu l’activité en Chine chuter lourdement, mais rebondir fortement dès le trimestre suivant. Si le degré de paralysie de l’économie chinoise diminue rapidement, on peut s’attendre à un tel rebond ».

Ainsi, la temporalité de cette crise remet en question tout espoir de prise de conscience sur nos sociétés.

Finalement, il semblerait même que la crise sanitaire soit un danger pour la crise climatique. Certains affirment qu’elle détourne l’attention et annoncent un futur désintérêt pour celle-ci.

Et alors que la réponse reste en suspens, l’optimisme de Catherine Testa rassure les lecteurs : « Progressivement les publicités vantant des produits dont ils n’avaient pas besoin leur semblèrent bien vides. Et ils comprirent. Ils n’étaient pas en train de survivre mais bien de vivre ».


Lola Imbert

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