Les rêves d’Europe s’envolent encore pour le Racing

Les finales se suivent et se ressemblent pour le Racing, dans le mauvais sens malheureusement. Dans un match d’une intensité exceptionnelle, les racingmen ont été à côté de leurs crampons durant les vingt premières minutes. Ils n’ont jamais su revenir en dépit de leurs efforts, le retard accumulé était trop important face à des Anglais pragmatiques (31-27).


Glyn Kirk, AFP, les joueurs d’Exeter soulevant leur première coupe d’Europe.


Un match au sommet :

Malgré des défenses toujours aussi agressives et solides, les attaques se sont montrées supérieures avec un total de 8 essais. Ce match restera dans l’histoire comme la finale la plus prolifique mais aussi comme le premier titre d’Exeter.

On a eu le droit à une finale ouverte et indécise même avec cette entame ratée du Racing (14-0 en 15’’). Avec un retour exceptionnel dans la seconde partie de la mi-temps et des essais de Zebo (20ème) et Imhoff (32ème), les Franciliens semblaient prendre enfin la mesure de l’événement. Mais ils ont été punis par une équipe d’Exeter qui s’est nourrie de chacune des erreurs de leurs adversaires. Les hommes de Laurent Travers auront uniquement été dans la réaction tout au long du match.


Ils ont enchainé les mauvais choix à l’image d’un Teddy Iribaren auteur de nombreuses approximations qu’il explique par une blessure aux adducteurs survenue la veille :

« On a tout fait avec le staff médical pour que je puisse jouer la finale mais sincèrement, j'aurais dû être assez lucide et ne pas disputer la rencontre. (Il marque une pause, reprend) Je n'aurais pas dû jouer ce match, voilà tout... J'en étais incapable... », Teddy Iribaren au micro de Rugbyrama.

Et même en revenant à 28-27 en seconde période alors qu’ils étaient menés 28-17, ils n’ont jamais semblé en capacité de renverser une machinerie anglaise pleine de sang-froid et ultraréaliste avec leurs avants et leur buteur Joe Simmonds auteur d’un 100% face aux perches (5/5) alors que les racingmen ont laissé échapper 4 points qui coûtent cher à l’arrivée (31-27).


LA STAT : 6

6 comme le nombre de pénalités sifflés contre les Franciliens dans le premier quart d’heure de jeu. Les racingmen ont coulé dès l’entame et à ce niveau, c’est rédhibitoire. À titre de comparaison, les joueurs d’Exeter n’ont commis que 8 fautes sur l’ensemble de la rencontre.

Le Joueur : Sam Simmonds

Auteur de 8 essais en 9 matchs (meilleur marqueur de la Champions Cup) dont un dans cette finale, le numéro 8 anglais (5 sélections) a été élu meilleur joueur européen de l’année.

À 25 ans, le troisième ligne centre a pris une nouvelle dimension cette saison en étant l’une des pierres angulaires de la saison des Chiefs et de la finale. Il a été omniprésent tout au long du match que ce soit en attaque en apportant impact et une avancée constante à chaque prise de balle ou en défense où 10 placages lui sont crédités.

Après cette saison européenne monstrueuse, il ne lui reste plus qu’à s’imposer en sélection où la concurrence est rude. Mais avant cela, il doit tenter de réussir le doublé avec son équipe face au Wasps ce samedi en finale de Premiership.



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Ce qui a tout changé : Une entame en enfer pour les Franciliens

Les racingmen ont mis vingt minutes avant de se mettre au niveau nécessaire pour rivaliser avec les Chiefs. Ces derniers ne se sont pas fait prier pour les punir avec deux essais de Cowan-Dickie (5ème) et Sam Simmonds (16ème) pour un 14-0 en à peine quinze minutes de jeu.

L’addition aurait pu être encore plus salée si les joueurs anglais avaient réussi à aplatir lors du cafouillage à la treizième minute à la suite d’une passe mal ajustée de Teddy Iribaren pour Finn Russell.



Icon sport, Finn Russell tentant de contrôler la passe de Teddy Iribaren.


Frustration :

Les racingmen peuvent avoir des regrets avec ce début de match catastrophique et certains choix discutables comme à la 72ème où ils n’ont pas pris les points alors qu’il y avait une occasion de prendre enfin l’avantage dans ce match. Les racingmen auront globalement dominé Exeter, mais eux ont offert une leçon de maitrise et de pragmatisme aux Franciliens.

C’est tout le paradoxe de ce match. Dans cette situation la célèbre expression footballistique « Dominer n’est pas gagner » prend tout son sens et les racingmen peuvent s’en mordre les doigts.




Tao Chardel

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