Portrait d’écrivain : James A. Michener

James Albert Michener n’est peut-être pas l’un des écrivains les plus connus, mais il est néanmoins l’un de ceux qui, au travers de sa plume, a su faire revivre l’Histoire.


Ce dernier a toujours avoué qu’il ne connaissait pas la date et le lieu exacts de sa naissance : ce mystère autour de ses origines sera ainsi l’un des points centraux de ses œuvres. Officiellement né en février 1907, il fut ensuite élevé par sa mère adoptive, Mabel Michener, en Pennsylvanie, dans un cadre tout à fait atypique. En effet, il reçut l’éducation pour devenir un « quaker », un membre de la Société religieuse des Amis, mouvement issu du Christianisme.


Michener commence sa carrière d’écrivain dans l’armée, lors de la Seconde Guerre mondiale, alors lieutenant de l’US Navy. Il exerce la fonction d’historien maritime et fait imprimer son premier livre, Tales of the South Pacific, en 1948. Ce roman retrace certaines opérations de la guerre du Pacifique, menées par des campagnes en Asie. Dans un récit à la première personne, les lecteurs découvrent différentes histoires, et se plongent ainsi dans l’univers des combats de cette région. Bon nombre d'opérations menées par Michener lors de son séjour militaire font d'ailleurs écho à son livre. Celui-ci sera par ailleurs récompensé par le prix Pulitzer la même année.


Auteur de romans historiques, il produit près de quarante écrits dont beaucoup portent sur les États-Unis. Tout son savoir-faire s'illustre dans la façon dont il réussit à faire correspondre abstraction et réalité : les paysages et les éléments naturels qui leurs sont liés ont une réelle importance dans ses écrits. Nombreux sont les livres où il part des origines d’un lieu pour essayer de comprendre davantage le fonctionnement du monde d’aujourd’hui, à travers l’histoire. En outre, il est à savoir que Michener fut partisan de la cause amérindienne, en étant le premier à soutenir les revendications de ces peuples. Cette thématique se retrouve dans nombre de ses romans comme Cheasepeake, Colorado Saga, Caraïbes… De plus, James Michener a eu l’occasion de faire une multitude de voyages qui ont inspiré ses écrits, comme Mexico ou L’Alliance, récits prenant racines en Afrique et racontant l’histoire de quelques-uns de ces peuples. Cependant, James A. Michener, en sa qualité d’historien, se documentait longuement pour l’écriture de ses romans.


Certaines de ses œuvres furent adaptées pour le grand et petit écran, notamment South Pacific, film réalisé en 1958 par Joshua Logan et reprise d’une comédie musicale du même nom, de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II. Colorado Centennial a également inspiré une série éponyme pour John Wilder, sortie en 1978 aux États-Unis: ce mini-feuilleton narre l'histoire de la ville imaginaire de Centennial, au Colorado, au travers de la vie du trappeur Pasquinel et de ses descendants, du XVIIIème au XXème  siècle. Ce mode de narration est donc en totale adéquation avec celui de l’écrivain, à travers la description temporelle d’histoires familiales.


Il décède le 16 octobre 1997, à l’âge honorable de 90 ans. Modeste écrivain du XXème siècle, James A. Michener n’en restera pas moins l’un des plus honorable de son temps.


Noémie Ducrey

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