« Revenge Porn », ou la nouvelle forme privilégiée de vengeance sur Internet


Snapchat, Twitter, Instagram, Facebook... toujours plus de plateformes qui nous permettent aujourd’hui de communiquer de manière instantanée, avec nos proches. Malgré son apparence novatrice et rapide, cette nouvelle manière de communiquer peut rester dangereuse en ce qui concerne l’envoi de photos ou vidéos. En effet, même si la plupart des grandes firmes de ce secteur assurent à leurs utilisateurs que leurs données sont protégées ou destinées à disparaître, ce n’est pas toujours le cas. De plus, la majorité des réseaux sociaux offrent un accès illimité et non protégé à des contenus pornographiques de masse. Par exemple, Twitter expose clairement dans sa politique en matière de médias sensibles, que les « contenus pour adultes » (de leurs propres mots) sont autorisés à la publication à condition qu’ils ne soient ni violents, ni incitant à la haine.


Ces nouvelles tendances numériques combinées à une once de rancœur donnent naissance à ce qu’on appelle le « Revenge Porn ». Cette pratique consiste en la diffusion sur les réseaux sociaux de contenus sexuellement explicites sans consentement préalable, et peut avoir des effets dévastateurs pour la ou les personnes concernées. Ainsi Benjamin Griveaux, député français LREM, s’est vu en ce mois de février privé de la course à la présidence de la Mairie de Paris à la suite du partage de photos compromettantes sur lesquelles il apparaissait.

Rappelons néanmoins que cette méthode douteuse et illégale est punie de deux ans d’emprisonnement et de soixante six mille euros d’amende à son paroxysme. Cependant, de nombreuses victimes assurent que la justice ne prend pas toujours en considération leurs plaintes et blâment le plus souvent ces dernières du fait de leur inconscience, alors que le phénomène gagne en intensité chaque jour.


Mathilde Bois

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