Saga Bien-être - ep #1 : La course au vaccin « miracle »

53 500, c’est le nombre de décès en France dû à la pandémie de covid-19. Voilà bientôt 1 an que nous vivons en cohabitation avec ce virus. Plus de 1,48 millions de décès à l’heure actuelle et 64 millions de cas détectés. Cette épidémie est une catastrophe sanitaire, politique, économique et sociale pour l’ensemble du monde. Plusieurs pays comme le Yémen et la Syrie en vivent d’autant plus les conséquences qu’ils risquent une famine terrible. D’autres voient leur économie s’effondrer. Le Japon lui a vu une augmentation considérable de son taux de suicide au mois d’octobre.



Les ravages du covid-19 sont irréversibles.


Pour tenter de ralentir la propagation du virus, plusieurs solutions ont été mises en place. Dans la hâte, et la surprise de l’ampleur inattendue de l’épidémie, la Chine a confiné des villes entières dès Mars 2020. Elle fût suivie peu de temps après par l’Italie, la France, le Canada, et pratiquement l’entièreté de la planète. 55 jours, c’est la durée du 1er confinement en France. Une fois que les chiffres de décès ont baissé et que les hôpitaux furent désemplis, la planète vis de nouveau la lumière du jour. Les gouvernements, constamment conseillés par l’OMS, mirent en place des dispositions : le port du masque obligatoire, une distance à respecter entre les personnes, un couvre-feu, ou encore la fermeture des boites de nuit qui est d’ailleurs toujours effective. Plusieurs tests furent ensuite développés comme le test RT-PCR, réputé pour être rapide et efficace. Enfin, initiée par l’Ecosse et l’Irlande du Nord, une grande partie de l’Europe se reconfina en octobre 2020 jusqu’à ce jour.


Alors que les gouvernements se préoccupaient de faire marcher leur économie, et essayaient de protéger leur citoyens, les chercheurs du monde entier eux se mobilisaient pour trouver LE vaccin miracle qui sauvera l’humanité. La course au vaccin débuta très rapidement après l’explosion de l’épidémie. Plusieurs laboratoires se donnèrent le défi d’être le premier à produire un vaccin efficace le plus rapidement possible. Le grand gagnant semble être le laboratoire Pfizer et BioNTech, provenant tout droit des Etats-Unis, et dont le Royaume-Uni vient tout juste d’autoriser le vaccin. Tous les pays sont à présent dans les starting-blocks pour vacciner leur population. La course au vaccin dépasse bien la dimension sanitaire, c’est pour les pays une véritable course à la puissance. Les Etats-Unis et la Russie ont d’ailleurs déjà débuté la vaccination de leur population. C’est à celui qui ira le plus vite.


En France, la Haute Autorité de Santé a annoncé que certaines personnes seraient prioritaires pour se faire vacciner comme les personnes âgées, les personnes souffrant d’une pathologie chronique et les professionnels de santé dès fin décembre-début janvier. La campagne de vaccination concernant le grand public, les personnes non-considérées comme « à risque » pourront se faire vacciner dès avril ou juin. L’Etat assure que les vaccins seront pris en charge par l’assurance maladie, pour le vaccin de Pfizer, son prix sera autour de 33 euros. Pour le moment, une vaccination obligatoire n’est pas envisagée. Certaines personnalités politiques considèrent une obligation comme une atteinte à la liberté publique. D’autres sont favorables à une campagne de forte incitation.


Des questions importantes semblent se dessiner : faut-il se faire vacciner ? quels sont les dangers et les apports de ce vaccin ? Cependant le débat surgit quant à l’efficacité de ce vaccin. Deux camps s’opposent, ceux prêt à se faire vacciner au plus vite, contre ceux très indécis ou refusant catégoriquement d’y passer. Les pro-vaccination l’encourage pour éventuellement atteindre une immunité collective à l’échelle nationale. Emmanuel Macron a d’ailleurs annoncé que chaque phase de vaccination seront clairement exposées aux Français, semblerait-il pour se faire leur propre opinion. Mais beaucoup semble déjà décidés à ne pas se faire vacciner, près de 1 français sur 2. Les plus réfractaires se justifient par la probabilité d’apparition d’effets secondaires, ou le manque d’efficacité. En effet, le vaccin Pfizer n’est pour le moment fiable qu’à 95%, et les 5% d’incertitude suffisent à remettre en question son utilité et sa sureté. Ces personnes n’ont tout simplement pas confiance dans les laboratoires. Par exemple, beaucoup de questions restent sans réponses : plusieurs injections sont-elles nécessaires ? Pour combien de temps ? Rien n’est pour l’instant sûr et cela ne rassure personne, encore moins les personnes déjà indécises à la vaccination en général. En plus des effets secondaires directs plutôt mineurs comme des maux de tête, les personnes contre une vaccination semblent vouloir éviter des effets secondaires sur le long-terme afin d’empêcher la contraction de certaines maladies qui pourrait être favorisées par cette vaccination.


La promulgation d’un vaccin aussi rapide peut, en effet, être douteux, même si cela semble être expliqué par le fait que le virus du SARSCOV2 n’était pas totalement inconnu des scientifiques. Cependant, pour une grande partie de la population, cela n’est pas suffisant pour les convaincre de se faire vacciner. Pour eux, cette vaccination représente un danger plus qu’autre chose. Les premiers vaccins sur la population à risque seront déterminants quant à l’avenir de la crise sanitaire.



Capucine Bourlard


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